suivez la campagne électorale 2012

12 mars 2012

J'ai choisi de suivre la campagne électorale à ma façon. Avant d'aller voter les 22 avril et 6 mai 2012, voici un petit aperçu des forces en présence avec la présentation des candidats :

à droite, le sortant : le CANON 5D

Canon 5DIII
Canon 5DIII

Le CANON 5DII avait été élu sur ses promesses : plus de pixels pour plus de photos, anti-poussière, liveview, 24x36 et vidéo pour tout le monde, etc.

Mais très vite, quelques couacs sont apparus. Ça a commencé dès le premier firmware, fêté avec des halos sur les lumières vives. Puis on l'a vu parader crânement avec ses copains vidéastes, tandis que la majorité des photographes restaient sur le carreau. Ces premiers écarts auraient dû nous alarmer. Et puis les affaires ont commencé : de l'AF d'un autre âge jusqu'au scandale du banding qui fait encore du bruit.

En réalité, quels que soient les critères, dynamique, pixels, hauts ISO, l'innovation et le progrès marquent nettement le pas. Le prix des objectifs continue à filer à la hausse et ruine le pouvoir d'achat des petits photographes. CANON a bon dos de prétexter la traversée des plus grandes crises mondiales de l'industrie photographique (tsunami au Japon, inondation en Thaïlande) pour justifier un bilan somme toute décevant.

Cette année, il se présente à nouveau en essayant de nous faire croire qu'il a changé. Nouveau CANON 5DIII, nouveau processeur Digic5+ (sic), nouveau capteur, nouvel AF ... mais dernière le côté bling bling de la nouveauté, on retrouve toujours les mêmes vieilles micro-lentilles jointives qu'on essaie de nous remettre au goût du jour.

à gauche, le challenger : le NIKON D800

Nikon D800
Nikon D800

Son prédécesseur, le D700, n'avait pas fait le poids face au 5DII. Les 12 Mpixels imposés à tous, au moment même où tous les autres constructeurs faisaient allègrement leurs 14, 15 Mpixels et plus, ont durablement plombé la compétitivité de la marque. De plus, NIKON a longtemps traîné un complexe avec les vidéastes, généreusement choyés par le camp d'en face.

Cette année, les choses s'annoncent différemment. Le D800 a été choisi au terme d'une primaire réussie, où le D800 avec ses 36 Mpixels a finalement été plébiscité face au D4 et ses 16 Mpixels. Mais si rien ne peut lui être reproché pour l'instant, on ne peut pas en dire autant d'autres ténors de son camp.

Le D7000, pourtant archi-favori, s'est disqualifié soudainement sur la scène internationale : les révélations de son comportement avec les roses chair ont stupéfait la planète entière. Ce scandale a été le grand événement médiatique de tout l'été 2011 et reste encore dans les mémoires.



Mais nous n'en sommes qu'au premier tour. Et d'autres candidats sont aussi présents. Les règles de la pluralité m'obligent à les citer, au moins pour les plus significatifs.

les autres candidats

Sony Alpha 77
Sony Alpha 77

SONY, avec l'orange comme couleur de campagne, se présentait présomptueusement comme la troisième voie. Il a finalement beaucoup déçu. À force de ne pas choisir : viseur optique, viseur numérique, optique, numérique ... ses supporters se sont lassés.

Pentax K-01
Pentax K-01

De son côté, PENTAX, la marque au liseret vert, suit une stratégie pour le moins confuse : d'abord un grand format, le 645D, puis le plus petit format du marché, le Q, et enfin un appareil sans viseur, le K-01, au boîtier très épais mais accompagné d'optiques ultrafines ! Avec tant de contradictions, sa campagne est quasiment inaudible.

Olympus OM-D E-M5
Olympus OM-D E-M5

Le déclin d'OLYMPUS se poursuit de manière pathétique, secoué par les scandales au sein même de ses plus hautes instances dirigeantes. Pour la première fois, le candidat OM-D E-M5 n'est même pas issu de la lignée historique des reflex Olympus, même s'il en affiche avec ostentation tous les tics de présentation.

Leica M9 P
Leica M9 P

Aux extrêmes, LEICA, défend toujours un système télémétrique auquel les jeunes générations ne croient plus. Mais il reste encore quelques nostalgiques de ce vieux système, inchangé depuis un demi-siècle. Finalement, sa candidature apparait assez sympathique, comme celle d'une petite minorité folklorique.

Sigma SD1 Merrill
Sigma SD1 Merrill

Enfin, quelques candidats indépendants se battent pour avoir simplement le droit de participer à cette élection.

Mais la règle républicaine est claire : il faut au moins 500 exemplaires sur le territoire. SIGMA a même divisé par 3 le prix de son SD1 Merrill pour tenter de vendre enfin son produit. Cet effort suffira-t-il pour atteindre les 500 exemplaires ?

votez !

Rendez-vous donc au 22 avril pour le premier tour, puis le soir du 6 mai pour déclarer le vainqueur du deuxième tour.

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